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Recherches

L’influence d’une pratique physique non compétitive sur la consommation médicale des personnes retraitées

Globalement, les personnes de 65 ans et plus dépensent 2,6 fois plus de biens et services médicaux que la moyenne de la population. La dépense des personnes de plus de 85 ans est 4,5 fois plus élevée que celle des moins de 65 ans alors que d’ici à 2010 près d’un million de personnes âgées vivront dans des établissements spécialisés, sans compter le pourcentage de personnes grabataires qui ne cessera d’augmenter.

La Sécurité Sociale n’est plus en mesure d’absorber ces coûts supplémentaires.

C’est pourquoi la FFEPGV, en collaboration avec la MGEN, a mené une étude portant sur 1.240 personnes retraitées de l’Éducation Nationale et ayant une moyenne d’âge de 66 ans dont 70 % de femmes, la différence de consommation entre les hommes et les femmes n’étant pas significatives pour cette tranche d’âge.
Quatre groupes ont été constitués :
Groupe I : licenciés de la FFEPGV
Groupe II : personnes déclarant pratiquer une activité physique et sportive mais hors structure
Groupe III : personnes pratiquant l’activité physique et sportive au sein d’une organisation sportive
Groupe IV : sédentaires
L’objectif était de démontrer que sur les 3 principaux postes de dépenses :
- "consultations et visites chez le médecin",
- "pharmacie",
- "hospitalisation",
la pratique d’une activité physique non compétitive pourrait avoir des conséquences sur la consommation médicale.

 

Résultats :

C’est le groupe I d’adhérents à la FFEPGV qui consomme le moins de biens et services médicaux : 742 euros par an en moyenne.
Le groupe III de pratiquants dans le cadre d’une structure organisée consomme 795 euros en moyenne par an.
Le groupe II , personnes pratiquant hors structure consomme 992 euros.
Le groupe IV de sédentaires consomme 1.239 euros par an.

Conclusion :

C’est donc la "Gymnastique Volontaire", pratique physique diversifiée, non compétitive qui permet d’agir de manière très efficace sur la consommation médicale.
En conséquence, pour participer de manière significative à la diminution des coûts de santé,  la construction d’une politique préventive doit nécessairement intégrer l’activité physique non compétitive comme la "Gymnastique Volontaire" afin de sensibiliser les sédentaires à la nécessité d’une pratique.
De plus, cette pratique physique est accessible au plus grand nombre et peu coûteuse dans sa mise en oeuvre.
Généralisée, elle pourrait être particulièrement efficace, sur le long terme, pour réduire les déficits de la Sécurité Sociale.

NB : les résultats détaillés de ces recherches sont à la disposition des associations de Gymnastique Volontaire auprès du siège fédéral de la FFEPGV.

 
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mise à jour le : 01/08/2007
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